La République démocratique du Congo va recevoir 70 000 doses du vaccin Ervebo dans le cadre de la réponse à l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo. L’allocation a été annoncée le 20 août par l’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC, alors que le pays fait face à l’épisode d’Ebola le plus important jamais documenté sur son territoire.
50 000 doses pour les travailleurs en première ligne
Selon l’OMS, 50 000 doses doivent être utilisées pour protéger les professionnels de santé et les personnels de première ligne. Les 20 000 doses restantes sont destinées à un essai clinique de phase 3 afin d’évaluer l’effet d’Ervebo contre le virus Bundibugyo.

Cette distinction est essentielle : Ervebo est homologué contre la maladie à virus Ebola causée par le virus Ebola, mais il n’existe actuellement aucun vaccin homologué spécifiquement contre la maladie due au virus Bundibugyo. Des données de laboratoire et animales suggèrent toutefois qu’une certaine protection croisée pourrait exister.
Plus de 4 600 cas confirmés à la mi-août
Dans son bilan du 14 août, l’OMS faisait état de 4 665 cas confirmés et 2 184 décès au 12 août, avec une létalité brute de 46,8 %. L’épidémie s’était alors étendue à 54 zones de santé réparties dans six provinces, principalement dans l’est du pays.
Une évaluation rapide publiée le 20 août décrit une situation toujours sévère, marquée par des chaînes de transmission non identifiées, des infections parmi les soignants, des contraintes sécuritaires et des capacités sanitaires limitées.
Un essai clinique au cœur de la stratégie
L’objectif ne consiste donc pas seulement à disposer de davantage de doses : les autorités sanitaires veulent aussi produire rapidement des données permettant de déterminer si Ervebo peut réellement contribuer à contrôler cette souche. Les personnes vaccinées dans le cadre de l’essai doivent recevoir une information claire sur les bénéfices potentiels, les limites et les incertitudes scientifiques.
L’OMS et Africa CDC insistent parallèlement sur la surveillance, la recherche des contacts, l’accès rapide aux soins et l’implication des communautés pour réduire la transmission.




