Le Sénat philippin a modifié mercredi 23 septembre le calcul du nombre de voix nécessaire pour condamner la vice-présidente Sara Duterte lors de son procès en destitution. La décision tient compte du fait que quatre des 24 sénateurs-juges ne peuvent pas participer au vote.
Un seuil calculé sur les sénateurs habilités à voter
Selon Reuters, la juridiction sénatoriale a décidé que la majorité des deux tiers requise par la Constitution devait être calculée à partir du nombre de sénateurs effectivement en mesure de prendre part au jugement. Cette interprétation réduit mécaniquement le nombre de voix nécessaires pour une éventuelle condamnation.
Un procès aux conséquences politiques majeures
Sara Duterte a été mise en accusation par la Chambre des représentants en mai. Les griefs portent notamment sur des soupçons de corruption, de patrimoine inexpliqué et sur des menaces présumées contre le président Ferdinand Marcos Jr. et d’autres responsables. La vice-présidente conteste les accusations et présente la procédure comme politiquement motivée.
La présidentielle de 2028 en toile de fond
Une condamnation pourrait entraîner la destitution de Sara Duterte et ouvrir la voie à une interdiction d’exercer une fonction publique, ce qui pèserait directement sur ses ambitions pour l’élection présidentielle de 2028. L’affaire intervient après l’effondrement de l’alliance politique entre les familles Marcos et Duterte.



