Les barils n’ont pas disparu. Le risque qu’ils circulent moins facilement suffit déjà à faire monter leur prix. Vendredi, le Brent a gagné 1,43 dollar à 88,50 dollars et le WTI américain 1,56 dollar à 82,81 dollars, selon les données de marché rapportées par Reuters.
Ormuz, passage étroit et enjeu mondial
Le détroit d’Ormuz concentre environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Toute menace de blocage, toute attaque contre un navire ou tout ralentissement du trafic ajoute immédiatement une prime de risque au prix du baril.
Cette fois, la hausse suit l’intensification des tensions entre les États-Unis et l’Iran, l’absence d’avancée diplomatique et des accusations autour d’attaques de pétroliers. Les cours reflètent donc une anticipation : combien coûterait une perturbation durable, même si elle ne s’est pas encore produite à pleine échelle ?
Le contrepoids : une demande moins dynamique
Les prévisions de demande de l’OPEP et de l’Agence internationale de l’énergie, ainsi que la hausse récente des stocks américains, limitent pour l’instant l’emballement. Le prix peut donc changer rapidement au gré d’une déclaration, d’un incident maritime ou d’un accord.
Le marché ne paie pas seulement le pétrole. Il paie aussi l’incertitude sur son passage.
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Visuel d’illustration : Arne Hückelheim, via Wikimedia Commons.



