António Guterres a prononcé mardi 22 septembre son dernier discours d’ouverture devant l’Assemblée générale des Nations unies en tant que secrétaire général, avec un message centré sur la régulation de l’intelligence artificielle, la multiplication des guerres, le climat et la nécessité de moderniser les institutions internationales.
Un dernier appel au multilatéralisme
À quelques mois de la fin de son mandat, prévue le 31 décembre, António Guterres a défendu une coopération internationale renforcée face à des crises qu’aucune puissance ne peut, selon lui, résoudre seule. Il a décrit un système multilatéral soumis à une forte pression alors que les conflits et les rivalités géopolitiques se multiplient.

L’intelligence artificielle parmi les priorités
Le secrétaire général a de nouveau appelé à une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Il défend notamment une coordination internationale des règles de sécurité et une supervision indépendante des risques liés aux technologies les plus avancées, afin d’éviter une course mondiale vers des standards toujours moins exigeants.
Guerres, climat et réforme de l’ONU
Guterres a également demandé de nouveaux efforts pour mettre fin aux conflits en cours, protéger les civils et répondre aux crises humanitaires. Sur le climat, il a insisté sur la responsabilité des grands pollueurs. Il a enfin plaidé pour une réforme des institutions des Nations unies, notamment afin de mieux représenter le monde actuel et de renforcer la place de l’Afrique dans les instances de décision.
La fin d’une décennie à la tête des Nations unies
Ancien Premier ministre portugais, António Guterres dirige l’ONU depuis janvier 2017. Son intervention devant la 81e Assemblée générale marque l’une des dernières grandes séquences diplomatiques de son mandat avant l’arrivée de son successeur en 2027.



