La Moldavie se prépare à passer sous état d'urgence dans les secteurs de l'énergie et de l'eau pendant 60 jours. Le Parlement a approuvé la mesure par 54 voix contre 20, avec une entrée en vigueur prévue le 26 septembre.
Des pouvoirs élargis pour prévenir les pénuries
Le gouvernement explique que le dispositif doit lui permettre d'agir rapidement en cas de perturbation des approvisionnements en gaz, carburant, électricité ou eau. Le Premier ministre Vasile Tofan a présenté la mesure comme préventive : les autorités veulent disposer des outils nécessaires avant qu'une crise ne se matérialise.
Sécheresse et prix de l'énergie se cumulent
Le pays fait face à un déficit hydrologique sévère, notamment sur les bassins du Dniestr et du Prut. En parallèle, la hausse des coûts énergétiques et l'instabilité régionale accentuent les risques à l'approche de la saison froide. La Moldavie reste fortement dépendante des importations pour une partie de ses besoins énergétiques.
Plus de 90 % du gaz hivernal déjà sécurisé
Selon les informations communiquées au Parlement, plus de 90 % des volumes de gaz nécessaires pour l'hiver sont déjà couverts par des contrats. Les autorités insistent donc sur le caractère anticipatif de l'état d'urgence plutôt que sur l'existence d'une pénurie immédiate.
Une mesure nationale à partir du 26 septembre
Pendant les 60 jours d'urgence, les autorités pourront accélérer certaines décisions liées aux infrastructures critiques, à l'approvisionnement et, si nécessaire, à la gestion de l'eau. Le gouvernement envisage également d'adapter les aides aux ménages vulnérables si les prix de l'énergie continuent d'augmenter.



