Le trafic maritime visible dans le détroit d’Ormuz reste extrêmement réduit. Selon des données de navigation rapportées lundi 21 septembre par Reuters, douze navires de marchandises traçables ont franchi le passage durant le week-end, contre 35 le week-end précédent.
Un passage stratégique toujours très perturbé
Avant le déclenchement de la guerre le 28 février, environ 125 grands navires commerciaux empruntaient quotidiennement le détroit, selon les données citées par Reuters. Le passage relie le golfe Persique au golfe d’Oman et constituait avant le conflit une voie essentielle pour les exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Une partie des flux échappe au suivi public
La baisse du nombre de navires visibles ne signifie pas un arrêt total des exportations. Plusieurs pétroliers de la région naviguent avec leurs transpondeurs désactivés, ce qui rend le suivi public incomplet. Les données de Kpler citées par Reuters montrent néanmoins que les exportations saoudiennes ont remonté au-dessus de quatre millions de barils par jour depuis le début de septembre.
Un risque persistant pour l’énergie mondiale
La situation reste étroitement surveillée par les marchés, car toute nouvelle dégradation de la sécurité maritime pourrait perturber davantage les approvisionnements et les prix de l’énergie. Les données disponibles doivent être interprétées avec prudence en raison du nombre important de navires non visibles sur les systèmes de suivi ouverts.



